Malwarebytes, l'anti-malware de référence
Malwarebytes
Malwarebytes est un logiciel anti-malware créé par Marcin Kleczynski en 2006 et développé aux États-Unis, dont la version 5, sortie en 2024, combine un moteur de scan heuristique, une analyse en 10 secondes et un abonnement à 39,99 $ par an pour 3 appareils. La Free Edition reste gratuite et sans limite de durée, et c'est cette combinaison d'un scan rapide, d'une détection par signature et d'une version gratuite sans carte bancaire qui explique, depuis 2020, sa popularité auprès des particuliers comme des professionnels.

On le trouve souvent cité, dans les forums et sur des sites spécialisés tels que La référence française sur l'anti-hack, comme un outil à lancer après Windows Defender, surtout quand le système est déjà infecté. Les lecteurs de ce type de page posent aussi des questions très pratiques sur la famille des menaces qu'il traque : Qu'est-ce qu'un cheval de Troie (trojan) ? ou encore pourquoi l'attaque par force brute reste une cible prioritaire, car Brute force : attaques par force brute en
Un anti-malware indépendant, pas un antivirus classique
Malwarebytes se distingue d'un antivirus comme Windows Defender, Bitdefender ou Kaspersky par son positionnement : c'est un anti-malware spécialisé, pensé pour chasser les logiciels malveillants que les suites traditionnelles manquent, plutôt qu'un pare-feu complet. Il détecte les malwares par 2 techniques principales, la signature et l'heuristique, et sa base de détection est mise à jour en continu, ce qui change concrètement la pratique : on le laisse tourner en arrière-plan, et on relance un scan manuel après chaque suspicion.
Ce que cela change pour l'utilisateur, c'est la division du travail. Windows Defender reste la couche 1, active 24 h sur 24, et Malwarebytes devient la couche 2, l'outil d'urgence et de décontamination. Les deux ne se disputent pas les mêmes rôles, et cette double protection est aujourd'hui le standard recommandé par les éditeurs de sécurité.
Comment ça marche, concrètement
Le moteur de scan de Malwarebytes parcourt les fichiers, la mémoire vive et les registres Windows, puis compare chaque échantillon à sa base de signatures et à ses règles heuristiques. En pratique, une analyse complète d'un poste de bureau prend entre 20 et 45 minutes, tandis qu'un scan rapide de la mémoire et des emplacements sensibles tient en moins de 5 minutes. C'est cette rapidité du scan rapide qui rend l'outil utile au quotidien, pas seulement en cas d'incident grave.
Les menaces que Malwarebytes détecte
Les malwares que Malwarebytes traque se répartissent en 6 grandes familles, et c'est cette couverture large qui le rend complémentaire de n'importe quel antivirus. Le tableau suivant résume ces familles et leur mécanisme réel.
| Famille de malware | Mécanisme | Réponse de Malwarebytes |
|---|---|---|
| Ransomware | Chiffre les fichiers et exige une rançon en crypto-monnaie | Blocage par détection heuristique et mode de protection en temps réel |
| Trojan | Ouvre une porte dérobée contrôlée à distance | Détection des composants d'injection et des services masqués |
| Keylogger | Enregistre les frappes clavier pour voler les mots de passe | Scan mémoire et analyse des hooks API Windows |
| Adware | Injecte des publicités et redirige le trafic | Suppression des extensions de navigateur et des PUP associés |
| PUP | Logiciels potentiellement indésirables installés en cachette | Nettoyage ciblé des entrées de démarrage et des services |
| Rootkit | Se cache au niveau du noyau pour échapper aux scans | Détection par analyse de la mémoire et des appels système |
Ces 6 familles couvrent la quasi-totalité des infections rencontrées sur un poste Windows entre 2020 et 2025, et la détection par heuristique est ce qui permet de repérer les variantes inédites avant qu'une signature ne soit publiée.
Malwarebytes Free et Premium, les différences réelles
Malwarebytes Free et Malwarebytes Premium diffèrent sur 4 points précis, et c'est cette distinction qu'il faut vérifier avant d'acheter. Le tableau ci-dessous compare les deux versions sur les critères qui comptent dans la pratique.
| Critère | Free Edition | Premium |
|---|---|---|
| Prix | 0 $, gratuit et sans limite de durée | 39,99 $ par an pour 3 appareils |
| Protection en temps réel | Absente | Active, 24 h sur 24 |
| Scan | Manuel, à la demande | Manuel et automatique au démarrage |
| Anti-exploit et anti-ransomware | Absents | Inclus |
| Soutien | Communauté | Assistance technique prioritaire |
La Free Edition suffit pour un scan ponctuel après un téléchargement douteux, et Premium devient pertinent quand on veut une protection active sans intervention manuelle, notamment pour les postes qui traitent des données sensibles ou qui servent de point d'accès à une petite équipe.
Sur le prix, la question "combien coûte Malwarebytes" se répond donc simplement : 0 $ en version gratuite, 39,99 $ par an pour l'abonnement Premium. Il n'y a pas de version à l'achat unique depuis le passage au modèle SaaS en 2018, et l'offre est identique sur Windows, macOS et Android.
Télécharger, installer et désinstaller Malwarebytes
Pour installer Malwarebytes, on suit 4 étapes, et le download officiel passe exclusivement par le site malwarebytes.com, car les copies tierces sont un vecteur classique d'infection. La procédure est identique sur Windows 10, Windows 11 et macOS, avec une légère variation des droits d'administrateur à accorder.
- Accéder au site officiel malwarebytes.com et lancer le download du fichier d'installation, sans passer par un site de téléchargement tiers.
- Exécuter le fichier téléchargé et accepter les conditions, puis laisser l'assistant installer les composants en 3 étapes.
- Lancer un premier scan complet et appliquer les recommandations de suppression avant de configurer la protection en temps réel, si la version Premium est activée.
- Vérifier que l'application apparaît bien dans la zone de notification et que les mises à jour automatiques sont activées.
La désinstallation suit le même chemin inverse. Sur Windows, on passe par Paramètres puis Applications, on sélectionne Malwarebytes et on clique sur Désinstaller, en acceptant le prompt UAC. Sur macOS, on glisse l'application dans la Corbeille et on supprime les fichiers restants dans la bibliothèque, puis on redémarre. C'est la même logique qu'avec Bitdefender ou Kaspersky, et le processus prend moins de 2 minutes une fois le fichier identifié.
Désactiver Malwarebytes temporairement, par exemple pour diagnostiquer un conflit, se fait depuis les paramètres de l'application ou en arrêtant le service malwarebytes via le gestionnaire de tâches Windows. On le réactive dès le diagnostic terminé, car rester sans protection en temps réel expose le poste à toute infection de la couche 2.
Malwarebytes face aux autres anti-malware
Malwarebytes, Windows Defender, Bitdefender et Kaspersky se comparent sur 3 critères décisifs, et la réponse à "Malwarebytes ou Windows Defender" dépend du rôle que l'on attend de l'outil. Le tableau ci-dessous pose les 4 produits sur les mêmes bases pour trancher.
| Produit | Prix annuel | Protection en temps réel | Rôle recommandé |
|---|---|---|---|
| Windows Defender | Inclus avec Windows, 0 $ | Active par défaut | Antivirus de base, couche 1 |
| Malwarebytes Premium | 39,99 $ par an | Active | Anti-malware spécialisé, couche 2 |
| Bitdefender | Environ 40 $ par an | Active | Suite antivirus complète, remplacement de Defender |
| Kaspersky | Environ 35 $ par an | Active | Suite antivirus complète, alternative Bitdefender |
Le meilleur anti-malware pour un poste Windows n'est donc pas un seul outil, mais une combinaison : Windows Defender comme antivirus résident et Malwarebytes comme outil de décontamination. Bitdefender et Kaspersky remplacent Defender si l'on veut une suite unique, mais ils ne supplantent pas le rôle d'urgence de Malwarebytes, car leur scan complet prend plus de temps et leur interface est orientée suite complète plutôt que chasse de malware.
Sur macOS, la logique est la même : Malwarebytes Free y est gratuit et permet un scan ponctuel, mais macOS ne bénéficie pas de l'équivalent d'un Defender résident, ce qui rend la couche 2 encore plus pertinente. Sur Android, la version gratuite de Malwarebytes existe aussi, et elle cible les PUP et les applis publicitaires, là où Google Play Protect reste la couche de base.
La pratique qui en découle est simple : on garde un antivirus résident, on installe Malwarebytes en complément, et on lance un scan manuel chaque fois qu'un symptôme apparaît, lentitude inexpliquée, pop-up ou redirection de navigateur. C'est cette discipline de la double couche qui fait de Malwarebytes, depuis plus de 15 ans, l'anti-malware de référence dans la protection des postes de travail.